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PER individuel : épargnez pour votre retraite, à votre rythme

# Épargne

Santé mentale : oser en parler au travail

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Cancer et burn-out : réussir son retour au travail

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PER individuel : épargnez pour votre retraite, à votre rythme

Le plan d’épargne retraite individuel, ou PERI, vous permet de constituer un complément de revenus à la retraite, dès maintenant et à votre rythme. Fonctionnement, fiscalité, déblocage, sortie : les principaux points à connaître.

Publié le 22 octobre 2026 # Épargne

L’essentiel

  • Souple et accessible, le PERI permet de moduler vos versements, diversifier vos placements et choisir le mode de gestion le plus adapté à votre profil.
  • Vos versements volontaires peuvent être déduits de votre revenu imposable, dans la limite de votre plafond disponible.
  • Le PER individuel peut renforcer votre préparation à la retraite en complétant votre PER d’entreprise.

Qu’est-ce qu’un PER individuel et à quoi sert-il ?

À la retraite, les pensions versées par les régimes obligatoires sont généralement inférieures aux revenus professionnels. Pour limiter cet écart, il est conseillé d’anticiper afin de disposer de ressources complémentaires dédiées à cette nouvelle étape de vie. Le plan d’épargne retraite (PER) a été spécifiquement conçu pour accompagner cette démarche.

Son principe est simple : les versements effectués au cours de votre vie active sont investis pour constituer progressivement une épargne destinée à compléter vos revenus futurs. Le moment venu, celle-ci pourra être restituée sous forme de capital, de rente ou d’une combinaison des deux.

Le PER se décline sous trois formes : le PER d’entreprise collectif (PERCOL), le PER d’entreprise obligatoire (PERO), et le PER individuel (PERI). À la différence des deux premiers, tous deux souscrits par l’employeur pour le compte de ses salariés ou d’une partie d’entre eux, le PERI s’adresse à toute personne majeure, quel que soit son statut professionnel. Vous pouvez donc y adhérer à titre personnel, indépendamment de votre entreprise, auprès de l’organisme assureur de votre choix.

Comment alimenter un PER individuel ?

L’un des atouts du PERI réside dans sa souplesse. Vous pouvez choisir de l’alimenter par des versements ponctuels ou de programmer des versements réguliers. Vous définissez librement le montant et la fréquence de vos versements, en fonction de vos revenus, de vos charges ou de vos projets.

Cette liberté permet d’adapter votre effort d’épargne dans le temps : vous pouvez ainsi commencer par de petites sommes, puis les augmenter progressivement lorsque votre situation le permet. À l’inverse, vous pouvez suspendre ou interrompre vos versements à tout moment.

Pour épargner sans y penser, il peut être utile de privilégier des versements réguliers, même modestes, puis de les ajuster au fil de votre parcours professionnel et personnel.

Au-delà de ces versements volontaires, le PERI peut également recevoir une épargne retraite déjà constituée. Si vous détenez un ancien produit d’épargne retraite (PERP, contrat Madelin, Préfon…) ou certains dispositifs d’entreprise, vous pouvez, sous certaines conditions, transférer les sommes accumulées vers un PER individuel. Cette opération permet de regrouper vos avoirs retraite au sein d’un même plan.

Avant toute décision, il est toutefois recommandé d’examiner les caractéristiques de votre ancien contrat (frais, garanties, conditions de sortie…) afin de vous assurer que ce transfert correspond bien à vos objectifs.

Comment l’épargne est-elle investie ?

Les sommes versées sur votre PERI sont placées sur différents supports financiers (fonds en euros, actions, obligations, ETF(1), supports immobiliers…). Cette diversification permet de répartir les risques et de profiter, sur le long terme, du potentiel de performance des différents types de placements.

Sur la durée, les sommes placées sont par ailleurs susceptibles de générer des gains qui, réinvestis, peuvent en produire à leur tour : c’est le principe des intérêts composés. Le temps constitue ainsi un allié important dans la constitution de votre capital retraite.

Dans tous les PER, une gestion pilotée à horizon est proposée par défaut. La répartition de vos investissements évolue alors automatiquement en fonction de votre sensibilité au risque et de votre horizon de retraite : lorsque l’échéance est encore lointaine, une part plus importante est allouée à des supports dynamiques ; à mesure que la retraite approche, l’épargne est progressivement orientée vers des supports moins risqués. Vous pouvez également opter pour d’autres modes de gestion, comme la gestion libre.

Quel est le régime fiscal du PER individuel ?

Le PERI bénéficie d’un cadre fiscal spécifique : jusqu’à 70 ans, les sommes versées peuvent être déduites de votre revenu imposable, dans la limite de votre plafond de déduction disponible. L’économie d’impôt obtenue dépend notamment de votre tranche marginale d’imposition : plus celle-ci est élevée, plus l’avantage fiscal peut être important. De plus, pendant la phase d’épargne, les gains produits ne sont pas imposés tant qu’ils restent investis dans le plan.

Votre plafond de déduction disponible — indiqué sur votre avis d’imposition — peut être augmenté par les plafonds non utilisés des années précédentes. Depuis 2026, ce report peut porter sur les cinq années précédentes — les plafonds 2024 et 2025 restant utilisables pendant trois ans seulement. Par ailleurs, si vous êtes marié ou pacsé et soumis à une imposition commune, vous pouvez mutualiser vos plafonds respectifs. À noter que si vous avez plus de 70 ans, la mutualisation du plafond de déduction n’est plus possible.

M. Martin, 39 ans, marié et cadre salarié, verse 300 € par mois sur son PERI, soit 3 600 € par an. Avec une tranche marginale d’imposition de 30 %, l’économie d’impôt maximale peut atteindre 1 080 € (sous réserve de disposer d’un plafond de déduction suffisant).

Il est également possible de renoncer à la déduction fiscale de vos versements volontaires. Cette option peut être intéressante si vous êtes peu ou pas imposé : en cas de sortie en capital, les sommes versées et non déduites à l’entrée sont exonérées d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux ; seuls les gains générés sont imposés.

Peut-on débloquer son épargne avant la retraite ?

Le PERI est conçu comme une solution d’épargne de long terme : les sommes versées sont en principe bloquées jusqu’au départ à la retraite. Toutefois, la réglementation prévoit plusieurs situations permettant un déblocage anticipé, notamment :

  • l’acquisition de la résidence principale (hors droits issus de versements obligatoires éventuellement transférés, que ce soit la part patronale ou salariale, ou correspondant aux versements obligatoires issus des anciens dispositifs transférés sur le PERI) ;
  • l’invalidité du titulaire, de ses enfants, de son conjoint ou de son partenaire de Pacs ;
  • le décès du conjoint ou du partenaire de Pacs ;
  • l’expiration des droits aux allocations chômage ;
  • une situation de surendettement.

À savoir : Depuis le 14 juin 2026, la loi a ajouté un nouveau cas de déblocage anticipé : l’affection grave, le handicap ou un accident d’une particulière gravité d’un enfant à charge. 

Comment percevoir son épargne à la retraite ?

À compter de la liquidation de votre pension auprès de votre régime obligatoire d’assurance vieillesse (ou si vous avez atteint l’âge légal de départ à la retraite), vous pouvez demander au gestionnaire de votre PERI le versement de votre épargne, selon les modalités prévues par le contrat.

L’épargne constituée peut alors être perçue sous différentes formes : soit en capital (en une fois ou de manière fractionnée), soit en rente viagère (revenu régulier versé jusqu’au décès de l’épargnant), soit partiellement en capital et en rente. Le choix dépend de votre situation et de vos objectifs lors de la sortie du plan : financer un projet, compléter vos revenus mensuels ou associer ces deux approches.

Vous n’êtes toutefois pas tenu de demander le versement de votre épargne dès votre départ à la retraite : vous pouvez continuer à alimenter votre PERI afin de faire fructifier les sommes déjà constituées. Attention toutefois : après 70 ans, les versements ne sont plus déductibles d'impôt.

Pourquoi ouvrir un PER individuel si on dispose déjà d’un PER d’entreprise ?

Disposer d’un PER d’entreprise, collectif ou obligatoire, ne rend pas nécessairement le PER individuel redondant. Les deux dispositifs peuvent au contraire être complémentaires.

Le PER d’entreprise peut notamment accueillir, selon le dispositif mis en place, l’intéressement, la participation ou un éventuel abondement de l’employeur.

Le PER individuel répond à une logique différente : il vous offre la possibilité de construire une épargne retraite à titre personnel, indépendamment de votre employeur. Vous pouvez également choisir un contrat, des supports financiers et un mode de gestion adaptés à vos objectifs. Vos versements volontaires peuvent par ailleurs bénéficier de la déduction fiscale présentée plus haut.

Le PERI permet donc de compléter le ou les dispositifs dont vous disposez dans votre entreprise, en particulier si vous souhaitez renforcer votre effort de préparation à la retraite.

PER d’entreprise et PER individuel : des dispositifs complémentaires

  • PER d’entreprise

    • Mis en place par l’employeur
    • Peut intégrer des dispositifs liés à l’entreprise (intéressement, participation, éventuel abondement de l’employeur…)
    • Conditions de versement et règles de gestion définies dans le cadre de l’entreprise
  • PER individuel

    • Adhésion à votre initiative
    • Contrat indépendant de votre employeur et conservé tout au long de votre parcours professionnel
    • Alimenté par vos versements personnels, modulables selon votre situation
    • Contrat et stratégie d’épargne choisis selon vos objectifs

Signature Retraite, le nouveau PER individuel d’AG2R LA MONDIALE

Pensée pour répondre aux objectifs de chacun, notre nouvelle solution d’épargne retraite propose plusieurs modes de gestion afin de définir une stratégie en cohérence avec votre profil. En gestion libre, vous construisez vous-même votre allocation parmi plus de 60 supports rigoureusement sélectionnés : fonds en euros, unités de compte, ETF(1), supports immobiliers, fonds labellisés ISR(2), Greenfin(3) ou Finansol(4)…

Avec la gestion pilotée par âge, la répartition de vos investissements évolue automatiquement à mesure que la retraite approche. La gestion pilotée à horizon (GPH), proposé par défaut, a évolué depuis la loi Industrie verte de 2023. Désormais, les grilles de GPH doivent favoriser davantage l’investissement de l’épargne retraite dans le financement de l’économie, notamment en y intégrant un actif non coté, tout en maintenant une sécurisation progressive de l’épargne à l’approche de la retraite. Enfin, la gestion évolutive vous permet d’orienter une partie de vos investissements vers des thématiques liées à l’environnement, à la santé, à l’immobilier ou à l’investissement socialement responsable. Ces différentes grilles visent à concilier recherche de performance et maîtrise du risque sur la durée.

Des options de gestion financière permettent également d’adapter plus finement votre stratégie : dynamisation, sécurisation des plus-values ou encore investissement progressif. Quel que soit le mode de gestion choisi, vous pouvez suivre et ajuster votre épargne en toute autonomie depuis votre espace client.

Signature Retraite intègre également une garantie plancher : en cas de décès, celle-ci vise à garantir aux bénéficiaires un capital au moins égal aux versements réalisés sur le contrat. En option, la garantie retraite permet de sécuriser les conditions de calcul de votre future rente viagère.

Enfin, au moment de la retraite, votre conseiller vous accompagne pour choisir la solution de sortie la plus adaptée à votre situation : capital unique ou fractionné, rente viagère ou combinaison des deux.

Bienvenue dans ce parcours de contact commercial

Nous allons vous accompagner dans la définition de votre besoin

Votre demande concerne :

(1) Exchange Traded Fund (ETF) : fonds d’investissement coté en Bourse qui vise à reproduire la performance d’un indice boursier (comme le CAC 40 ou le S&P 500).

(2) Investissement socialement responsable (ISR) : label qui distingue les fonds intégrant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance dans leur stratégie d’investissement.

(3) Greenfin : label d’État dédié à la finance verte, qui distingue les fonds investissant majoritairement dans des activités contribuant à la transition énergétique et écologique, tout en excluant notamment les énergies fossiles.

(4) Finansol : label qui distingue les produits d’épargne solidaire répondant à des critères de solidarité et de transparence.

Santé mentale : oser en parler au travail

Pourquoi parle-t-on encore si peu de santé mentale au travail ? Un baromètre inédit mené auprès de dirigeants et de salariés de TPE et PME éclaire les freins et les leviers pour agir.

Interview de Pascale Soyeux, Membre du comité exécutif du Groupe en charge de la santé-prévoyance et des accords de branches et Angèle Malâtre-Lansac, Déléguée générale de l’Alliance pour la santé mentale

Publié le 22 octobre 2026 # Santé

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Une personne sur cinq est touchée chaque année par des troubles psychiques, et la santé mentale reste pourtant un sujet difficile à aborder au travail. Premier du genre, le baromètre santé mentale des dirigeants et salariés de TPE et PME, produit par AG2R LA MONDIALE en partenariat avec l’Alliance pour la santé mentale et réalisé par Ipsos bva, met en miroir leurs perceptions et révèle des écarts qui interrogent la communication et le ciblage des dispositifs de prévention. Pascale Soyeux, Membre du comité exécutif du Groupe en charge de la santé-prévoyance et des accords de branches, ainsi qu’Angèle Malâtre-Lansac, Déléguée générale de l’Alliance pour la santé mentale, reviennent sur ses enseignements et sur les moyens d'agir, notamment pour les salariés qui traversent des difficultés.

Quand on parle de santé mentale, qu'est-ce que cela recouvre ?

Pascale Soyeux : Je me réfère à la définition de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) : “la santé mentale est un état de bien-être qui permet à chacun de réaliser son potentiel, de faire face aux défis quotidiens, de travailler de manière productive et de contribuer à la communauté”. Elle englobe bien plus que l'absence de troubles ou de maladies psychiques. Chez AG2R LA MONDIALE, nous en avons fait un fil rouge, parce que nous intervenons à toutes les étapes de la vie de nos assurés, et que chacune peut peser sur la santé mentale : la naissance d'un enfant, un divorce, un deuil, le passage à la retraite, ou encore le rôle d'aidant, qui représente une charge mentale très forte. L'environnement professionnel joue aussi. Tout cela forme un tout.

Angèle Malâtre-Lansac : Je prends moi aussi toujours cette définition de l’OMS, parce que la santé mentale est un sujet longtemps resté tabou. On ne parle pas ici de la maladie ou des troubles psychiques, même si ces sujets sont liés : les troubles psychiques touchent une personne sur cinq chaque année(1). Mais la santé mentale, c'est comme la santé physique : nous en avons toutes et tous une. Et on ne laisse pas sa santé, physique ou mentale, à la porte de l'entreprise. Quand on a passé la nuit au chevet d'un enfant en situation de handicap et qu'on a une réunion à 8h30, cela a évidemment un impact très direct.

On ne laisse pas sa santé, physique ou mentale, à la porte de l'entreprise.

Pourquoi vous être associés pour réaliser une étude sur la santé mentale ?

Angèle : L'Alliance pour la santé mentale se positionne comme un « think tank » : nous réfléchissons, nous mobilisons, nous sensibilisons et nous documentons ce sujet. Nous portons aussi une charte d'engagement pour la santé mentale au travail, signée aujourd'hui par 230 organisations, dont AG2R LA MONDIALE, qui figure parmi les signataires pionniers. Plus de la moitié de nos signataires sont des TPE et PME. Contrairement aux grands groupes, elles sont souvent démunies, mais elles ont une vraie volonté d'agir. Associer nos expertises nous a semblé naturel et très complémentaire.

Pascale : Mener seuls cet exercice n'aurait pas eu vraiment de sens. L'Alliance pour la santé mentale défend la même vision globale du sujet, et la meilleure preuve, c'est que nous nous référons à la même définition sans nous être concertées. Elle aborde le sujet avec beaucoup de hauteur et de globalité, et avec une réelle volonté d'impact. Elle agit dans l'intérêt général, ce qui rejoint les valeurs d'AG2R LA MONDIALE. En effet, nous sommes un groupe paritaire et mutualiste, nous n’avons pas d’actionnaires à rémunérer. Ce que nous faisons, c’est redistribuer la richesse que nous créons à travers des actions qui créent de la valeur pour la collectivité.

Quelle est la spécificité de ce baromètre ?

Angèle : Il en a deux. La première est de s'intéresser spécifiquement aux TPE et PME. On a souvent une vision centrée sur les grands groupes, avec des dispositifs impossibles à déployer dans une petite structure. La seconde est l'effet miroir entre salariés et dirigeants : comparer leurs perceptions, ce qui n'avait jamais été fait.

Pascale : Dans une TPE de trois personnes, le patron est à la fois DRH et comptable : il ne peut pas tout faire. Il est important de s'intéresser à ces entreprises, qui composent l'essentiel du tissu économique en France. Elles représentent 99 % de celui-ci.

Quelles grandes tendances ressortent de cette étude ?

Pascale : Trois éléments m'ont frappée. D'abord, 86 % des dirigeants de TPE et PME se disent en bonne santé mentale, alors que près de 40 % déclarent un stress au moins hebdomadaire : cet état de stress devient presque une normalité. Ensuite, beaucoup de salariés estiment que leur dirigeant n'est pas exposé au stress. Enfin, les salariés trouvent plus facile d'assumer un arrêt de travail pour une raison ordinaire qu'un arrêt lié à la santé mentale. Cela ne devrait pas être tabou, ce qui veut dire que ça le reste. La santé mentale ne doit pas rester une déclaration de grande cause nationale : il faut passer à l'acte, parce que le besoin est réel.

Angèle : Je partage ce constat d'un angle mort sur la santé mentale des dirigeants : ils ne la voient pas alors qu'ils sont très stressés, et ils renoncent à se soigner, à s'arrêter. L'écart de perception entre dirigeants et salariés est également marquant : c'est quasiment du simple au double, les dirigeants ont le sentiment d'en faire deux fois plus que ce que perçoivent les salariés. La question n'est donc pas seulement de savoir quoi faire, mais comment faire en sorte que cela fonctionne vraiment. Enfin, les TPE et PME sont prêtes à agir : 70 % considèrent que c'est un investissement utile. Leur enjeu n'est budgétaire que pour 15 % d'entre elles : il tient surtout au temps et, plus encore, au fait de savoir quoi faire, avec des outils très concrets.

Un décalage de perception entre les dirigeants et les salariés apparaît sur l’utilité de la prévention. Comment mieux adapter les dispositifs à la situation de l'entreprise ?

Pascale : Il faut d'abord les rendre visibles. Beaucoup de choses existent déjà, et nous constatons des difficultés sur les taux d'usage. Si l'information tient dans un dépliant rangé au fond d'un tiroir, on n'y pense plus. Ensuite, l'accès au service doit être facile. Quand on est en situation de détresse et qu'on doit consulter une page internet qui renvoie à un numéro, lequel renvoie à un autre numéro, on perd la personne. On touche ici à l'intime : dire que l'on a besoin d'aide n'a rien de simple. On peut avoir le meilleur service du monde : s'il n'est pas visible ou s'il est difficile d'accès, il ne fonctionnera pas.

On peut avoir le meilleur service du monde : s'il n'est pas visible ou s'il est difficile d'accès, il ne fonctionnera pas.

Angèle : J'ajouterais qu'en prévention, il faut une approche globale. Santé mentale et santé physique sont totalement liées. Le sport, la déconnexion, le sommeil font pleinement partie de la santé mentale : ce sont des leviers de prévention essentiels, qui ne sont pas toujours perçus comme tels.

Vers qui dans son entreprise un salarié en difficulté peut-il se tourner quand il éprouve des difficultés ?

Pascale : L'étude y répond, ce sont les collègues qui arrivent en premier, puis le manager et la médecine du travail. Le médecin du travail est peu plébiscité. La médecine du travail est souvent externalisée et vécue par les entreprises comme une case à cocher, ce qui pose la question de son rôle. Le manager, en revanche, n'arrive pas si loin dans le classement, ce qui m'a assez surprise. Mais 48 % n'en parlent pas : c'est presque un sur deux. Certains salariés disent aussi ne pas s'arrêter par crainte pour leur rémunération, ce qui m'a étonnée : avec les conventions collectives, il existe des maintiens de salaire par l'employeur en cas d'arrêt.

Angèle : Près de la moitié des salariés, c’est énorme. Quand on leur demande pourquoi, près de 40 % répondent que cela ne servirait à rien, et 18 % qu'ils n'avaient personne à qui en parler. Cela pose la question de la formation des managers. Si l'on libère la parole et qu'en face, le manager n'a pas été formé, soit il se braque, soit il tombe dans une forme de sur-empathie et prend tous les problèmes sur lui. L'entreprise n'est pas un cabinet de psychothérapie : l'enjeu est de former à la juste posture. J'accueille, j'oriente, je sais vers qui me tourner, la médecine du travail, une ligne d'écoute. Libérer la parole à tout prix ne suffit pas, il faut aller plus loin. Quand l'entreprise ne relève pas d'une convention collective, ce qui est le cas de nombreuses TPE, la baisse de rémunération pendant un arrêt de travail peut être réelle, notamment la première année. La peur de la sanction reste forte.

 

(1) Troubles mentaux et représentations de la santé mentale : premiers résultats de l'enquête Santé mentale en population générale | Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques.

Les résultats du baromètre en bref

Des dirigeants qui tiennent mais sous pression
  • 86 % des dirigeants de TPE et PME se disent en bonne santé mentale, mais 64 % vivent des périodes de stress intense au moins de temps en temps, dont 17 % tous les jours ou presque, contre 8 % des salariés.
  • 54 % citent la situation économique comme source de tension, 52 % l'accumulation des délais et des urgences, et 39 % la difficulté à s'appuyer sur quelqu'un quand la pression monte.
  • 56 % ne peuvent pas s'arrêter quelques jours sans conséquences pour leur entreprise, et 42 % ont déjà continué à travailler alors que leur état de santé justifiait un arrêt.
  • 1 salarié sur 2 estime que son dirigeant n'est pas vraiment exposé à des risques pour sa santé mentale, ou ne s'est jamais posé la question.
Une parole encore difficile
  • 41 % des dirigeants disent que leur statut et l'image qu'ils doivent donner les dissuadent de parler de leurs difficultés.
  • 46 % des salariés déclarent avoir eu des problèmes de santé mentale dans l'année. Près de la moitié d'entre eux n'en ont pas parlé au travail, surtout parce que c'est un sujet trop personnel (42 %) ou que cela leur semblait inutile (37 %).
  • 61 % seulement des salariés se sentiraient libres de s'arrêter pour un problème de santé mentale, contre 74 % pour un problème de santé physique.
Un décalage de perception
  • 51 % des dirigeants attribuent d'abord les difficultés psychologiques de leurs salariés à leur vie personnelle, alors que 62 % des salariés concernés les relient au travail.
  • 79 % des dirigeants déclarent avoir mis en place des temps d'échange réguliers, mais seuls 41 % des salariés les identifient. 76 % des dirigeants jugent leurs actions efficaces, contre 55 % des salariés.
  • 15 % seulement des dirigeants citent le coût comme frein, loin derrière le manque de temps (38 %) et le fait de ne pas savoir comment s'y prendre (35 %). 48 % souhaitent un guide pratique avec des outils prêts à l'emploi.

Retrouver l'ensemble des résultats du baromètre.

Baromètre santé mentale des dirigeants et salariés de TPE et PME, réalisé par Ipsos bva pour AG2R LA MONDIALE et l'Alliance pour la santé mentale, auprès de 307 dirigeants de TPE et PME interrogés par téléphone du 1er au 17 juillet 2026 et de 1 000 salariés de TPE et PME interrogés en ligne du 7 au 15 juillet 2026. Les comparaisons entre dirigeants et salariés sont indicatives, les deux enquêtes ayant été menées selon des modes de recueil différents.

Extraits de la conférence sur la santé mentale des dirigeants et salariés de TPE et PME, organisée par AG2R LA MONDIALE et l'Alliance pour la santé mentale, le 9 septembre dernier à Paris.

Les actions d'AG2R LA MONDIALE en faveur de la santé mentale

Désignée Grande cause nationale en 2025, la santé mentale reste en 2026 un enjeu majeur de santé publique, et un enjeu majeur pour les entreprises. En tant qu'acteur majeur de la protection sociale, AG2R LA MONDIALE accompagne les employeurs dans la prévention des risques psychosociaux et met à la disposition des dirigeants et des salariés des solutions d'écoute, de sensibilisation et d'accompagnement. Cet engagement s'inscrit pleinement dans la raison d'être du Groupe : « Tous engagés pour prévenir, protéger, préparer chaque étape de nos vies ».

Un soutien psychologique 24 h/24 et 7 j/7 : un service d'écoute par téléphone, anonyme et confidentiel, assuré par des psychologues diplômés d'État, pour échanger sur des difficultés personnelles ou professionnelles. Un accompagnement dédié peut être proposé aux managers, pour les aider à faire face aux difficultés propres à leur rôle.

Mon Pack Bilan Santé : un bilan en ligne des habitudes de vie, complété par une séance de coaching santé avec un professionnel, pour identifier des pistes d'amélioration adaptées à chaque situation.

Pour aller plus loin : le Groupe propose aussi un accompagnement psychologique et administratif face au deuil, ainsi qu'un webinaire consacré au burn-out, ses signes, ses causes et sa prévention. Il soutient enfin le film d'animation « Signaux faibles », diffusé lors d'un tour de France de sensibilisation à la santé mentale en entreprise organisé de septembre à décembre 2026 par Les entreprises pour la Cité.

Nouveau : un guide pratique avec l'Alliance pour la santé mentale.

À partir de l'automne 2026, AG2R LA MONDIALE et l'Alliance pour la santé mentale réunissent des dirigeants de TPE et PME au sein de groupes de travail pour co-construire un guide pratique, doté d'outils directement mobilisables. Il répond à la première attente exprimée par les dirigeants interrogés dans le baromètre (48 %). Sa parution est prévue en mars 2027.

En savoir plus : Santé mentale : comprendre les enjeux et bénéficier d’un accompagnement adapté

En bref

Octobre Rose : un geste de prévention aujourd’hui, une protection pour demain

# Santé

Publié le 22 octobre 2026

Chaque année, plus de 61 000 femmes sont diagnostiquées d’un cancer du sein en France. Le dépistage précoce reste l’un des moyens les plus efficaces pour améliorer les chances de guérison. Cependant, le taux de participation au dépistage en France reste insuffisant : moins de 60 % des femme y a recours. Il est donc plus que jamais essentiel d’informer, de sensibiliser et de faciliter l’accès au dépistage pour permettre à chaque femme de prendre les mesures nécessaires pour sa santé.

Parce que l’information et la prévention jouent un rôle essentiel, AG2R LA MONDIALE s’engage aux côtés de ses assurés pour favoriser le dépistage et faciliter l’accès aux solutions d’accompagnement. Prenez connaissances des bons réflexes, adopter les examens recommandés à chaque âge et découvrez des témoignages et les acteurs mobilisés pour vous accompagner.

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Retraite des mères : ce qui change pour vous

Depuis le 1er septembre 2026, deux mesures votées dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale modifient le calcul de la pension et l'accès à la retraite anticipée pour les mères de famille.

Publié le 22 octobre 2026 # Retraite

L'essentiel

  • Depuis le 1er septembre 2026, le calcul de la pension de retraite de base tient compte du nombre d'enfants.
  • Jusqu'à deux trimestres de majoration accordés au titre des enfants peuvent désormais être retenus pour accéder au dispositif de retraite anticipée pour carrière longue.
  • Ces mesures concernent la retraite de base uniquement. Elles ne modifient pas la retraite complémentaire Agirc-Arrco, qui représente entre 35 et 45 % de la pension totale des salariées du privé.

Depuis plusieurs années, les pouvoirs publics cherchent à mieux prendre en compte l'impact de la parentalité sur les carrières professionnelles et, par ricochet, sur les droits à la retraite. C'est dans cette perspective que s'inscrivent les nouvelles dispositions entrées en vigueur le 1er septembre 2026, votées fin 2025 dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale. Elles visent, selon les termes du ministre du Travail Jean-Pierre Farandou, à « mieux reconnaître l'impact de la parentalité sur les carrières, améliorer les pensions des femmes et rendre le dispositif des carrières longues plus équitable ». Trois mesures distinctes, selon les situations, méritent d'être examinées une à une.

Mesure 1 : une pension calculée sur vos meilleures années

Jusqu'ici la pension de retraite du régime général et des régimes alignés était calculée sur la base du salaire annuel moyen des 25 meilleures années de carrière. Une règle identique pour tous, qui ne tenait pas compte du fait que les femmes ont statistiquement davantage d'années creusées par des congés, des temps partiels ou des interruptions liées à la maternité. Ces années-là entraient dans le calcul des 25, et pesaient inévitablement sur le résultat final.

La nouvelle règle corrige cela. Pour les retraites prenant effet à compter du 1er septembre 2026, le calcul s'effectuera sur les 24 meilleures années pour les mères ayant des majorations de trimestres au titre d'un enfant, et sur les 23 meilleures années à partir de deux enfants. Les années les moins bien rémunérées, souvent celles marquées par un congé maternité ou un temps partiel subi, peuvent ainsi sortir du calcul. Le salaire annuel moyen de référence augmente mécaniquement, et la pension avec lui. Le gouvernement estime que cette mesure permettra d'améliorer le montant de la pension pour plus d'une femme sur deux.

Les gains potentiels varient selon les profils. Pour une mère de deux enfants ayant connu deux années de salaires faibles, le gain peut atteindre 50 à 100 euros mensuels, soit entre 600 et 1 200 euros par an. En moyenne, la hausse est estimée à environ 1 % de la pension. Pour les carrières les plus hachées, celles qui ont cumulé plusieurs années difficiles, le gain peut monter jusqu'à 5 à 15 %. Des ordres de grandeur utiles pour se faire une idée, sans pour autant préjuger de sa situation personnelle.

Mesure 2 : un accès facilité à la retraite anticipée pour carrières longues

La deuxième mesure concerne le dispositif de retraite anticipée pour carrière longue, qui permet de partir avant l'âge légal lorsqu'on a commencé à cotiser tôt et que l'on justifie d'une durée de cotisation suffisante.

Jusqu'ici, les trimestres supplémentaires accordés au titre des enfants (appelés majorations de durée d'assurance ou trimestres MDA) n'étaient pas comptabilisés comme des trimestres cotisés pour l'accès à ce dispositif. Ils existaient, mais ne permettaient pas d'ouvrir la porte de la retraite anticipée. Cette mesure cible spécifiquement les mères, en raison des inégalités d’accès à ce dispositif qu’elle cherche à corriger.

À compter du 1er septembre 2026, jusqu'à deux de ces trimestres MDA pourront être retenus comme des périodes réputées cotisées, qu'ils soient issus de la maternité, de l'éducation, de l'adoption ou du congé parental. Pour les femmes dont l'accès à la carrière longue tient à quelques trimestres près, cela peut représenter jusqu'à deux ans de départ anticipé, sans décote sur la pension. Et puisque la retraite complémentaire Agirc-Arrco est versée sans abattement dès l’obtention de la retraite de base à taux plein, elle peut également être perçue jusqu’à deux ans plus tôt qu’initialement prévu, même si son montant, calculé sur les points acquis tout au long de la carrière, reste inchangé.

Ce qui change au 1er septembre 2026

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Ce que ces mesures ne couvrent pas

Ces dispositions ne concernent que la retraite de base du régime général et des régimes alignés. La mesure sur les meilleures années ne modifie pas le calcul de la retraie complémentaire Agirc-Arrco, qui représente entre 35 et 45 % du montant total de la pension chez les salariées du privé. Celle-ci est calculée sur les points acquis tout au long de la carrière, en fonction des salaires cotisés, sans mécanisme correcteur équivalent. Le gain réel sur la pension totale est donc sensiblement inférieur à ce que les seuls chiffres de la retraite de base pourraient laisser croire. En revanche, la mesure sur les carrières longues a un effet indirect sur la retraite complémentaire : en permettant un départ à la retraite de base à taux plein jusqu’à deux ans plus tôt, elle permet également de percevoir la retraite complémentaire sans abattement à la même date, même si son montant resté calculé sur les droits acquis.

Ces mesures s'appliquent par ailleurs aux retraites liquidées à compter du 1er septembre 2026. Les femmes déjà à la retraite avant cette date ne bénéficieront pas d'une révision de leur pension. Enfin, si la mesure sur les meilleures années s’applique à tout parent bénéficiant de trimestre MDA, pères inclus, la mesure sur la carrière longue cible spécifiquement les mères, en raison des inégalités d’accès à ce dispositif qu’elle cherche à corriger.

Ce que vous devez faire

En principe, vous n'avez aucune démarche à effectuer. Les nouvelles règles sont intégrées automatiquement par les caisses de retraite pour toute liquidation intervenant à compter du 1er septembre 2026. En pratique, il reste fortement recommandé de vérifier votre relevé de situation individuelle sur le site info-retraite.fr, pour s'assurer que tous vos trimestres sont correctement pris en compte, notamment les trimestres MDA liés à vos enfants. Les erreurs et omissions dans les relevés de carrière sont plus fréquentes qu'on ne le croit, et peuvent avoir un impact direct sur le montant de votre pension ou sur votre accès au dispositif carrières longues. À l'approche de votre départ, un rendez-vous avec votre caisse de retraite ou un conseiller spécialisé peut s'avérer utile.

Trois questions à se poser avant son départ

  • Ai-je bien tous mes trimestres MDA inscrits sur mon relevé de situation individuelle ?
  • Si j'ai commencé à travailler tôt, les trimestres MDA me permettent-ils d'accéder au dispositif carrières longues ?
  • Quel sera l'impact sur ma pension totale, retraite de base et complémentaire AGIRC-ARRCO comprises ?

Une étape dans un chantier plus large

Ces trois mesures reconnaissent, dans le droit, une réalité que les femmes vivent depuis longtemps dans les faits : la maternité a un coût sur la carrière, et ce coût se répercute sur la pension. C'est un progrès réel, dont les effets concrets, bien que modestes pour certains profils, méritent d'être connus et, le cas échéant, anticipés. L'écart de pension entre les hommes et les femmes, qui reste de 31 % en moyenne selon l'INSEE, ne se réduira pas par ces seules mesures. Il appellera des actions plus larges, portant sur la retraite complémentaire, la prise en compte des temps partiels subis et les inégalités salariales qui alimentent, tout au long de la vie active, les inégalités de pension. En attendant, ces nouvelles règles sont une raison concrète, pour toutes les femmes qui approchent de la retraite, de vérifier leur situation et de faire valoir leurs droits.

Congé de naissance : quel impact sur votre prévoyance ?

Le nouveau congé supplémentaire de naissance suspend votre contrat de travail. Sans démarche, vos garanties santé et prévoyance peuvent elles aussi être mis en suspens pendant cette période.

Publié le 22 octobre 2026 # Prévoyance

L'essentiel

  • Depuis le 1er juillet 2026, chaque parent salarié peut bénéficier d’un ou deux mois de congé supplémentaire de naissance, indemnisés par l'Assurance Maladie.
  • Ce congé suspend le contrat de travail : sauf accord plus favorable, l'employeur n'a pas l'obligation de maintenir les garanties santé et prévoyance pendant cette période.
  • Le salarié a tout intérêt à vérifier ses droits avant son départ en congé, pour ne pas découvrir une rupture de couverture en cas de besoin.

Créé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, le congé supplémentaire de naissance permet à chaque parent salarié d'ajouter un ou deux mois de congé (consécutifs ou fractionnés) indemnisé après son congé de maternité, de paternité et d'accueil de l'enfant, ou d'adoption. Entré en vigueur le 1er juillet 2026, il concerne les parents d'un enfant né ou adopté à partir du 1er janvier 2026 (ainsi qu’aux enfants nés antérieurement à cette date dont la naissance était supposée intervenir à compter de ladite date) sans condition d'ancienneté. Pendant ce congé, l'Assurance Maladie verse une indemnité journalière représentant 70 % du salaire net le premier mois et 60 % le second, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale.

Sans démarche de votre part, un accident survenu pendant le congé pourrait ne pas être couvert par votre contrat de prévoyance.

Un congé qui suspend le contrat

Dans la grande majorité des cas, le congé supplémentaire de naissance n'est pas rémunéré par l'employeur : le salarié perçoit une indemnité journalière de l'Assurance Maladie, sauf si sa convention collective ou un accord d'entreprise prévoit un maintien de salaire plus favorable. Cette situation – une suspension du contrat sans rémunération versée par l'employeur – a une conséquence souvent méconnue : le maintien des garanties de protection sociale par l’employeur n’est pas obligatoire.

Ce que dit la règle sur le maintien des garanties

L'employeur doit maintenir les garanties santé et prévoyance dès lors que le salarié perçoit, pendant la suspension de son contrat, des indemnités complémentaires qu'il finance en partie, ou un revenu de remplacement versé par ses soins. Le congé supplémentaire de naissance, indemnisé uniquement par l'Assurance Maladie, n'entre dans aucun de ces deux cas.

Ce que cela signifie concrètement pour vous

Sans accord d'entreprise ou convention collective plus favorable, vos garanties de complémentaire santé et de prévoyance lourde (décès, incapacité, invalidité) peuvent être suspendues pendant votre congé supplémentaire de naissance. Concrètement, des frais de santé engagés pendant cette période pourraient ne pas être remboursés par votre mutuelle d'entreprise, et un accident ou une maladie grave survenu durant le congé pourrait ne pas être couvert par votre contrat de prévoyance.

Les solutions à votre disposition

Avant de partir en congé supplémentaire de naissance, renseignez-vous auprès de votre service des ressources humaines sur les modalités prévues par votre entreprise. Si aucun maintien automatique n'est prévu, vous pouvez, sous réserve des conditions du contrat d'assurance, demander à l'organisme assureur un maintien volontaire de votre couverture. Dans ce cas, la cotisation reste intégralement à votre charge, sans participation de l'employeur.

Questions fréquentes


Puis-je demander à mon employeur de maintenir mes garanties pendant le congé ?

Oui, votre employeur peut choisir de maintenir vos garanties à titre plus favorable, mais il devra alors adapter l'acte juridique instaurant le régime, ce qui n'est pas automatique. Renseignez-vous auprès de vos ressources humaines.

Que se passe-t-il si mon congé est fractionné en deux périodes d'un mois ?

La question du maintien des garanties se pose de la même façon pour chacune des deux périodes de congé, qu'elles soient prises à la suite ou à distance l'une de l'autre.

Le congé supplémentaire de naissance a-t-il un impact sur mon ancienneté ?

Non, cette période de suspension du contrat est prise en compte pour la détermination des avantages liés à l'ancienneté, comme pour les autres congés liés à la parentalité.

D'où vient cette nouvelle règle

Le congé supplémentaire de naissance est prévu par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 et par l'article L.1225-46-2 du Code du travail pour son volet contractuel. Le Bulletin officiel de la Sécurité sociale, qui fixe les règles de maintien des garanties de protection sociale complémentaire en cas de suspension du contrat, n'a pas encore publié de précisions spécifiques à ce nouveau congé. Les règles générales de maintien des garanties, définies pour les autres suspensions de contrat, s'appliquent donc par analogie.

Trois questions à poser avant votre départ en congé

Le congé supplémentaire de naissance constitue une avancée pour la vie de famille, mais il ne s'accompagne pas automatiquement du maintien de vos garanties de protection sociale complémentaire. Anticiper cette question avant votre départ, en interrogeant votre service des ressources humaines et, si besoin, votre organisme assureur, reste la meilleure façon d'éviter une découverte tardive et coûteuse. Trois questions sont à se poser :

  • Mes garanties santé et prévoyance sont-elles maintenues pendant le congé, et sous quelles conditions ?
  • Si oui, comment la part salariale de la cotisation sera-t-elle prélevée en l'absence de bulletin de paie ?
  • Si non, quelles sont les modalités pour demander un maintien volontaire auprès de l'assureur ?

Le cas particulier du fractionnement

Si vous choisissez de fractionner votre congé en deux périodes d'un mois, la question du maintien de vos garanties se pose à chaque période. Il est recommandé de vérifier votre couverture avant chacune des deux prises de congé, en particulier si elles sont espacées dans le temps, car les modalités pratiques ou l'organisme assureur de votre entreprise ont pu évoluer entre les deux périodes. Ce point mérite d'autant plus votre attention que le congé peut être pris jusqu'à neuf mois après la naissance ou l'arrivée de l'enfant au foyer.

En bref

Découvrez les courts séjours Domitys

# Retraite

Publié le 22 octobre 2026

C’est l’automne : les journées raccourcissent, les occasions de sortir et de partager des moments à plusieurs se font parfois plus rares... Et si vous changiez d’air quelques jours ? Un café partagé le matin, un moment de détente dans l’espace bien-être ou simplement le plaisir d’échanger autour d’un repas… Chez Domitys, les courts séjours sont l’occasion de rompre avec le quotidien, de prendre soin de soi et de profiter de moments chaleureux, tout en séjournant dans un appartement confortable et équipé.

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Découvrez nos séjours

Obtenez plus d’informations sur les modalités et conditions de séjour en contactant un conseiller Domitys (membre d’AG2R LA MONDIALE) au 02 47 51 69 99 ou en écrivant à commercial@domitys.fr.

L’action sociale, à quoi ça sert ?

Derrière les contrats, les cotisations, les remboursements, les pensions de retraite, il existe une dimension moins connue d’AG2R LA MONDIALE : son action sociale.

Laetitia Geneste, Directrice de l’action sociale d’AG2R LA MONDIALE

Publié le 22 octobre 2026 # Société

Parce que nos vies et celles de nos proches ne sont pas linéaires et qu’elles sont jalonnées de fragilités, plus ou moins importantes, l’action sociale d’AG2R LA MONDIALE s’attache à épauler celles et ceux qui en ont besoin, pour leur permettre de bien vivre au quotidien et de bien vieillir. Laetitia Geneste, Directrice de l’action sociale d’AG2R LA MONDIALE, explique dans ce podcast en quoi consiste cette mission, comment elle se déploie sur le terrain, au plus près des besoins, et pourquoi elle prend tout son sens au service des retraités et des salariés.

Cliquez ici pour écouter le podcast

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En quoi l’action sociale constitue-t-elle, selon vous, une expertise spécifique à un groupe de protection sociale ?

Laetitia Geneste : Chez AG2R LA MONDIALE, nous accompagnons nos clients tout au long de leur vie à travers nos trois grands métiers :

  • notre métier d’assureur de personnes, autour de la santé, de la prévoyance, de l’épargne et de l’assurance vie ;
  • notre métier de gestionnaire de la retraite complémentaire Agirc-Arrco ;
  • et notre métier de gestionnaire de résidences services seniors à travers Domitys.

Les partenaires sociaux, qui pilotent les activités paritaires du groupe, la retraite complémentaire et la prévoyance, décident de dédier chaque année un budget très conséquent, de plus de 85 millions d’euros, à l’action sociale. Ce budget nous permet de répondre présents lorsque nos clients et leurs proches, qu’ils soient chefs d’entreprise, indépendants, salariés, actifs ou retraités, vivent une situation de fragilité.

Concrètement, à quel moment de la vie l’action sociale peut-elle intervenir ?

Laetitia : Le groupe AG2R LA MONDIALE peut intervenir à tout moment dans la vie de ses clients à travers son action sociale. Je vais vous donner deux exemples concrets, inspirés de situations réelles. Le premier concerne Sonia et Marc, qui ont deux enfants. Sonia travaille dans une entreprise qui a souscrit auprès d’AG2R LA MONDIALE un contrat de prévoyance collective pour ses salariés. Leur fille, âgée de huit ans, est en situation de handicap. Elle bénéficie d’une aide pour l’accompagner dans sa vie quotidienne. Leur domicile a été aménagé grâce à des financements publics, mais certains équipements restent à leur charge. L’action sociale de notre institution de prévoyance a financé l’acquisition de ces aides techniques, essentielles à l’amélioration de leur quotidien.

Et votre deuxième exemple ?

Laetitia : Le deuxième exemple est celui de Marie. Marie a 78 ans et vit seule chez elle. Elle a effectué toute sa carrière dans la grande distribution, au sein d’une entreprise cliente de l’institution de retraite complémentaire du groupe. C’est donc aujourd’hui AG2R Agirc-Arrco qui lui verse sa pension de retraite complémentaire. Marie a subi une intervention chirurgicale qui a immobilisé l’un de ses bras et qui nécessite maintenant une longue rééducation. Elle ne peut plus faire son ménage ni préparer ses repas toute seule. Son contrat de complémentaire santé prévoit huit heures d’aide à domicile pour accompagner sa sortie d’hospitalisation. L’Assurance retraite finance partiellement des heures d’aide à domicile, mais son reste à charge est trop important par rapport au montant de sa pension de retraite. Notre action sociale, que Marie a sollicitée, a donc pris en charge le solde de ses factures pendant les six mois de sa convalescence. Comme vous pouvez le constater, nos aides sont très concrètes et interviennent dans des situations très différentes. En 2025, nous avons ainsi pu aider financièrement 6 600 personnes, ce qui représentait un montant total de 11 millions d’euros.

Comment détectons-nous les personnes qui ont besoin d’un accompagnement ? Est-ce qu’elles nous sollicitent ou existe-t-il des dispositifs de repérage ?

Laetitia : Je dirais les deux. Les personnes qui ont besoin d’un accompagnement nous contactent de trois façons différentes. Certaines découvrent notre action sociale à travers nos communications, comme ce podcast. D’autres la découvrent à travers leur entreprise ou leur branche professionnelle, ce qui génère des prises de contact directes. Par ailleurs, lorsqu’un collaborateur du groupe est en contact avec un client, qu’il s’agisse d’une branche, d’une entreprise, d’un travailleur indépendant, d’un actif ou d’un retraité, et qu’il identifie une fragilité ou un besoin spécifique, il l’oriente vers les équipes de l’action sociale. En parallèle, nous nous appuyons également sur un réseau d’acteurs locaux qui détectent les besoins, transmettent de l’information et nous mettent en relation avec les personnes concernées. Je pense notamment aux centres communaux d’action sociale, les CCAS, aux collectivités territoriales et aux associations présentes sur l’ensemble du territoire.

Comment l’action sociale s’adapte-t-elle au vieillissement de la population et à la multiplication des situations de dépendance ?

Laetitia : L’action sociale exerce une veille constante sur les tendances sociétales et démographiques, ainsi que sur les besoins émergents auxquels, vous l’aurez compris, elle souhaite apporter des réponses concrètes et innovantes. J’ai la grande chance de manager 200 collaborateurs très investis, qui exercent des métiers porteurs de sens auxquels ils sont très attachés. Je pense notamment aux conseillers sociaux, qui écoutent, conseillent et orientent les clients, que nous appelons d’ailleurs des bénéficiaires. Ils constituent notre première vigie concernant les besoins et les fragilités. En parallèle, plus de 80 collaborateurs sont présents dans chaque région et analysent les besoins spécifiques de leur territoire. Ils identifient les plus de 600 solutions innovantes que le groupe soutient chaque année à travers ses fonds sociaux.

Justement, quelles sont les actions concrètes développées par le groupe dans ces domaines ?

Laetitia : Le vieillissement de la population génère notamment deux phénomènes à appréhender d’un point de vue sociétal : la dépendance et la cohabitation de quatre générations, qui multiplient les situations d’interdépendance. Je vais vous donner un exemple concret. En 2025, nous avons financé, sur l’ensemble du territoire, 50 projets de rénovation et de modernisation d’EHPAD, de développement d’habitats inclusifs, participatifs et solidaires, ainsi que de lieux d’accueil et de répit permettant de rapprocher les familles et de soutenir les aidants. Le groupe y a consacré plus de neuf millions d’euros.

Comment l’action sociale intervient-elle auprès des entreprises et des salariés en matière de prévention santé ?

Laetitia : Nous considérons l’entreprise comme un lieu de vie à part entière, un lieu dans lequel les fragilités doivent également être prises en compte. Je vais l’illustrer à travers le sujet de la santé mentale. Notre action sociale finance un dispositif complet destiné à nos entreprises clientes, à leurs dirigeants et à leurs salariés. Ce dispositif repose sur deux éléments. Le premier est une ligne téléphonique disponible 7 jours sur 7 et 24 h sur 24, qui permet à chacun de confier, de manière confidentielle, à un professionnel de la santé mentale, ses préoccupations liées à son activité professionnelle ou à sa vie personnelle. Le deuxième volet du dispositif est l’intervention de psychologues qualifiés dans les locaux de l’entreprise en cas d’événement traumatique, d’accident, d’agression ou de décès brutal.

Et du côté des branches professionnelles ?

Laetitia : AG2R LA MONDIALE travaille en étroite collaboration avec les branches professionnelles pour coconstruire, avec les partenaires sociaux, des solutions adaptées aux besoins spécifiques de leurs adhérents.

Découvrez l’action sociale d’AG2R LA MONDIALE à travers ses missions, services et activités.

Cancer et burn-out : réussir son retour au travail

Reprendre son activité après un cancer ou un épuisement professionnel ne s'improvise pas. Avec son partenaire Coline Care, AG2R LA MONDIALE propose un accompagnement sur mesure, à distance et intégralement financé.

Publié le 22 octobre 2026 # Action sociale

Après plusieurs mois d'arrêt, le jour de la reprise est souvent attendu autant qu'appréhendé. Il marque la fin d'une période éprouvante, mais ouvre aussi une nouvelle étape, avec son lot de questions : aurai-je retrouvé suffisamment d'énergie ? Comment vais-je être accueilli par mes collègues ? Mon poste est-il encore adapté à ce que je suis capable de faire aujourd'hui ? Que l'arrêt soit lié à un cancer ou à un burn-out, ces interrogations sont légitimes, et y répondre seul est rarement simple.

L'enjeu est considérable. Selon l'Institut national du cancer, plus de 433 136 nouveaux cas de cancer ont été recensés en France en 2023, et près de quatre personnes sur dix apprennent leur diagnostic alors qu’elles exercent une activité professionnelle, soit environ 160 000 personnes chaque année. Or le retour à l’emploi reste fragile : 20 % des 18-54 ans qui travaillent au moment du diagnostic ne travaillent plus cinq ans après, et au moins 12 % des salariés concernés déclarent avoir subi un rejet ou une discrimination liés à leur maladie. Le burn-out, lui, laisse des traces moins visibles mais tout aussi réelles, et une reprise mal préparée expose à un risque de rechute.

Un retour qui se prépare

La reprise ne se résume pas à une date sur un certificat médical. Après un cancer, la fatigue peut persister longtemps après la fin des traitements, tout comme des troubles de la concentration ou de la mémoire, des douleurs ou une modification de l'image de soi. Après un burn-out, c'est souvent la confiance en ses capacités et le rapport au travail lui-même qu'il faut reconstruire, sans reproduire les conditions qui ont conduit à l'épuisement. Dans les deux cas, le retour gagne à être progressif, anticipé et accompagné, en tenant compte à la fois de l'état de santé du salarié et de ses aspirations professionnelles, qui ont parfois évolué pendant l'arrêt. La loi prévoit d'ailleurs plusieurs étapes pour préparer cette transition avec l'employeur et le service de prévention et de santé au travail (lire l’encadré). Elles permettent d'envisager, bien avant la reprise, des aménagements de poste ou d'horaires, une reprise à temps partiel, voire une formation ou une réorientation.

La reprise ne se résume pas à une date sur un certificat médical.

Les rendez-vous de la reprise

Le rendez-vous de liaison : possible dès que l'arrêt dépasse 30 jours, continus ou discontinus. À l'initiative du salarié ou de l'employeur, il permet de garder le lien avec l'entreprise et de s'informer sur les aménagements possibles. Ce n'est pas une visite médicale, et le salarié peut le refuser sans conséquence.

La visite de pré-reprise : organisée pendant l'arrêt avec le médecin du travail, à la demande du salarié, de son médecin traitant ou du médecin-conseil de l'Assurance maladie. Elle permet d'anticiper les difficultés et d'étudier des solutions, sans que la reprise soit engagée.

La visite de reprise : obligatoire après un arrêt d'au moins 60 jours pour maladie non professionnelle. Organisée par l'employeur, elle vérifie que le poste est compatible avec l'état de santé du salarié.

Le temps partiel thérapeutique : prescrit par le médecin traitant, il permet de reprendre progressivement, avec une indemnisation de l'Assurance maladie qui complète le salaire.

En savoir plus : Arrêt maladie : reprise du travail du salarié | Service Public

Un accompagnement global et personnalisé

Pour aider les salariés à franchir cette étape dans les meilleures conditions, l’action sociale d’AG2R LA MONDIALE propose, avec son partenaire Coline Care, un accompagnement au retour à l'emploi après un arrêt maladie lié à un cancer, un burn-out ou un épuisement professionnel. Entièrement réalisé à distance, il a été conçu pour favoriser un retour durable et réussi, en tenant compte des besoins propres à chaque personne. Il repose sur trois principes : un accompagnement global, individualisé et progressif, la prise en compte des effets secondaires de la maladie, et le soutien des aspirations personnelles et professionnelles de chacun.

Coline Care est une entreprise de l’économie sociale et solidaire créée en 2021, spécialisée dans l’accompagnement de personnes confrontées à un problème de santé dans leur vie professionnelle.

Concrètement, le parcours associe deux volets complémentaires. Le premier est un accompagnement individuel, sous forme de séances d'écoute ou de coaching, qui porte sur la reconstruction, la projection professionnelle et le suivi après la reprise. Il est assuré par une équipe pluridisciplinaire réunissant notamment un référent de parcours, qui coordonne l’accompagnement er reste l’interlocuteur unique du salarié, un coach et un « patient partenaire », c’est-à-dire une personne ayant elle-même traversé la maladie ou l’épuisement professionnel, puis le retour au travail. Le second prend la forme d'ateliers individuels ou collectifs animés par des experts, sous forme de webinaires ou de formations, sur des thèmes variés comme la gestion du stress, l'image de soi ou la sophrologie. Cet accompagnement peut intégrer l’entreprise avec le consentement du salarié.

Ne plus se sentir seule, et être accompagnée par des personnes qui savent parfaitement ce que l'on traverse est vraiment très important.

La force du vécu partagé

La présence d'un patient partenaire est l'une des spécificités de cet accompagnement. Échanger avec quelqu'un qui a connu les mêmes doutes, la même fatigue et les mêmes appréhensions permet de se sentir compris, de trouver des repères concrets et de mesurer que la reprise est possible. Cette entraide en pairs complète l'expertise des professionnels de l'équipe sans s'y substituer. Les séances se déroulent en visioconférence, dans un cadre privé et confidentiel.

Comment en bénéficier

Ce service vous est proposé par l’action sociale d’AG2R LA MONDIALE au travers de son institution AG2R Prévoyance. Il est accessible gratuitement aux salariés titulaires d’un contrat AG2R Prévoyance. Les séances se déroulent en visioconférence, dans un cadre privé et confidentiel. Les places étant limitées, il est conseillé de faire sa demande rapidement. Un premier échange permet de faire le point sur la situation et d'orienter vers l'intervenant le plus adapté. Il n'est pas nécessaire d'attendre la date de reprise pour se renseigner : plus le retour est préparé tôt, plus il a de chances d'être durable.

Je fais une demande d’accompagnement global et personnalisé.

Deuil : un soutien pour ne pas faire face seul

Perdre un proche tout en continuant à travailler, c'est affronter à la fois le chagrin et des démarches lourdes. Nous vous proposons un soutien psychologique et administratif personnalisé et gratuit.

Publié le 22 octobre 2026 # Services

La disparition d'un être cher est l'une des expériences les plus douloureuses de la vie. Elle bouleverse les repères, les équilibres familiaux et la faculté à se projeter dans l'avenir. La souffrance déborde souvent de la seule sphère émotionnelle : elle peut nourrir l'anxiété, perturber le sommeil, conduire à l'épuisement et faire naître une profonde solitude. Pour un salarié, l'épreuve se double d'une difficulté supplémentaire : après les quelques jours de congé qui suivent le décès, il faut reprendre le travail, retrouver sa concentration et faire face au regard des collègues, alors que le deuil est loin d'être terminé.

Après les quelques jours de congé qui suivent le décès, il faut reprendre le travail, alors que le deuil est loin d'être terminé.

La douleur de la perte peut également apparaître avant même le décès. Le « deuil blanc » désigne l'effacement progressif de la relation telle qu'elle existait avec un proche toujours vivant, notamment lorsque ses capacités cognitives et affectives sont altérées par une pathologie neurodégénérative, comme la maladie d'Alzheimer. L'entourage doit alors composer avec une présence devenue différente, tout en endossant parfois un rôle d'aidant éprouvant. Faite d'incertitude et de renoncements successifs, cette épreuve ambivalente est encore peu reconnue et accentue le sentiment d'isolement.

Dans l'un et l'autre cas, une multitude de contraintes s'ajoute à la charge émotionnelle. Lors du deuil blanc, les soins apportés au proche, l'organisation de sa prise en charge ou les démarches liées à la perte d'autonomie pèsent lourdement. Quand survient le décès, d'autres obligations prennent le relais : informer les organismes, organiser les obsèques, régler une succession. Autant de démarches qui exigent du temps et une disponibilité d'esprit que le deuil vient fragiliser, et qu'il faut mener en parallèle de sa vie professionnelle, le plus souvent sur ses rares moments libres.

Un soutien sur mesure et accessible à tout moment

C'est dans cette perspective que l’action sociale d’AG2R LA MONDIALE a conçu, avec son partenaire Éléas, un service d'accompagnement dédié aux personnes endeuillées, associant soutien psychologique et assistance administrative. L'objectif : vous aider à mettre des mots sur ce que vous traversez, réduire votre isolement et alléger votre quotidien de façon très concrète.

Ce service est réservé aux cotisants et affiliés d'AG2R Agirc-Arrco, d'AG2R Prévoyance et d'Arpege Prévoyance, qui le financent. Si votre entreprise cotise auprès de l'un de ces organismes, vous pouvez en bénéficier gratuitement. Confidentiel et personnalisé, il est accessible partout en France et à toute heure, grâce à une permanence assurée 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 (soutien psychologique), ce qui permet d'y recourir en dehors de ses horaires de travail. Vous pouvez utiliser ses deux volets complémentaires ou l'un d'eux seulement, selon vos besoins.

Pour mettre en œuvre cet accompagnement, Éléas s'appuie sur vingt ans d'expertise dans les domaines de la santé mentale et de l'écoute psychologique, ainsi que sur un réseau de psychologues cliniciens formés au travail du deuil et d'assistantes sociales. Dès le premier échange, un professionnel évalue la situation afin de définir un parcours adapté, susceptible d'être ajusté au fil du temps.

Une aide psychologique et administrative adaptée à vos besoins

Le service de soutien psychologique prend la forme d'entretiens individuels, jusqu'à dix séances réparties sur douze mois. Ces rendez-vous constituent un espace privilégié pour exprimer vos émotions, prendre du recul sur ce que vous vivez et retrouver des points d'appui pour avancer, à votre rythme, y compris dans votre reprise d'activité. Des ateliers thématiques collectifs, jusqu'à trois sessions réunissant huit participants au maximum, peuvent également vous être proposés : l'occasion d'échanger avec d'autres personnes confrontées à une expérience similaire et de vous sentir moins seul.

Le service d'assistance administrative vous permet d'être accompagné par des conseillers spécialisés, qui recensent avec vous les formalités à accomplir et vous guident dans leur réalisation : déclarations auprès de l'état civil, du notaire, de l'employeur, des caisses de retraite, de la banque ou des assurances ; préparation et vérification des dossiers de pension de réversion, de succession ou d'indemnisation ; orientation vers les interlocuteurs compétents et suivi des échéances. Un appui précieux lorsque le temps manque, d'autant que le non-respect de certains délais peut entraîner une perte de droits.

Le non-respect de certains délais peut entraîner une perte de droits.

Pendant toute la durée du parcours, une plateforme numérique sécurisée permet de prendre rendez-vous en ligne, de consulter des ressources pédagogiques, de communiquer par messagerie sécurisée avec son psychologue ou son conseiller référent et, pour le volet administratif, de déposer ses documents et de suivre l'avancement de ses démarches en temps réel.

Comment bénéficier du service ?

Depuis la France métropolitaine, appelez gratuitement le 0800 101 190, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Vous serez orienté vers le service de soutien psychologique ou d'assistance administrative, avant d'être mis en relation avec des psychologues d’astreinte ou des assistants sociaux. Un formulaire de contact est également disponible en ligne. Dans les départements et régions d'outre-mer et les collectivités d'outre-mer, un QR code et un lien sécurisé permettent d'accéder au service par Internet, afin d'en garantir la gratuité. Attention ! Le nombre d'accompagnements est limité.

Ce service d'accompagnement et de prévention vous est proposé par l'action sociale d'AG2R LA MONDIALE.